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31/08/2011

Marseille : "Des mesures de court terme ne remplacent pas une stratégie durable de lutte contre l'insécurité"

henno-congres2.jpgOlivier Henno, responsable de la Sécurité au sein du Shadow cabinet et Vice-Président de la Communauté Urbaine de Lille, a vivement réagi mardi 30 août aux annonces du ministre de l'Intérieur, M. Claude Guéant, qui effectuait un déplacement à Marseille.

"Le remplacement du préfet comme solution aux problèmes de sécurité dans la cité phocéenne est un nouveau constat d'échec pour le gouvernement", a-t-il notamment estimé.

"La valse des hauts fonctionnaires ou les primes en fonction de résultats obtenus ne peuvent résoudre les difficultés des policiers et de l’ensemble de nos concitoyens. Ils ne sont qu’un « cache misère » des erreurs de la politique de sécurité", a déclaré le Maire de Saint-André lez Lille.

Selon lui, "ce que les policiers attendent c’est du respect, de la stabilité dans la chaine de commandement, du soutien dans leurs tâches difficiles. Ce que les français exigent, c’est une présence et une action ferme en continue des forces de l’ordre là où la délinquance explose et où le sentiment d’insécurité pourrit leur vie quotidienne".

"Les Français sont désormais conscients que une mesure télévisuelle seule ne règle pas les problèmes de sécurité et de délinquance, ce sont des programmes longs, des objectifs stables et une méthode déterminée qui permettront d’améliorer durablement la sécurité de nos concitoyens. Ce sont donc des mesures de long terme que je défends et qui ramèneront le calme dans nos villes", a-t-il énoncé.

Le responsable de la Sécurité au sein du Shadow cabinet, a dévoilé cinq leviers d'actions en la matière :

1/ Créer des Groupes Locaux du Traitement de la Délinquance (GLTD) sous l'autorité des parquets, constitué d'un représentant des services de police ou de gendarmerie, d'un élu de la collectivité locale concernée et, en fonction des sujets traités, des autres partenaires de l'action judiciaire (Education nationale, bailleurs institutionnels), ainsi que des autres services répressifs (services fiscaux départementaux, administration des douanes, direction départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

2/ Remettre à plat la définition et l'établissement des “objectifs” avec la participation des responsables de terrain. Abandonner les effets néfastes de la « Culture du résultat » pour n'en retenir que les avancées professionnelles.

3/ Relancer activement les Groupes d’Intervention Régionaux selon ces objectifs

4/ Améliorer la répartition territoriale des forces de l’ordre et renforcer les Polices d'Agglomération dans les bassins de Délinquance : zones qui présentent une physionomie particulière des crimes et délits commis et des modes opératoires de leurs auteurs.

5/ Implanter des Unités de présence renforcée dans les quartiers difficiles. En évaluer annuellement l'efficacité. Les reverser en unités normalisées lorsque leurs résultats ne sont pas franchement probants.

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