28.01.2010

Les chômeurs en faim de droits

Phil, MoDem de Malakoff

Lu dans "20 minutes", édition du 28 janvier.

 

"L'arbre qui cache la forêt. La ministre de l'économie, Christine Lagarde, s'est réjouie, hier, de la baisse du nombre de demandeur d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travgaillé) en décembre (-18700).

Une faible consolation alors que la polémique sur les chômeurs en fin de droits continue de faire rage.

 

Selon les prévisions du pôle emploi, un million de personnes actuellement indemnisées ne le seront plus en 2010, soit 15% de plus qu'en 2009.

Selon le secrétariat d'Etat à l'emploi, 20% d'entre elles auront retrouvé un contrat avant d'avoir épuisé leurs allocations chômage, 20% pourront demander à bénéficier de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), 20% seront éligibles au RSA et 40% n'auront droit à aucune aide.

 

Le bras de fer continue

Face à cette urgence sociale, plusieurs syndicats et partis de gauche réclament une prolongation de l'indemnisation pour ces chômeurs, ainsi qu'un assouplissement des critères pour bénéficier de l'ASS, attribuée sous conditions de ressources. Mais pour l'heure, la situation semble bloquée, car ni les partenaires sociaux (qui fixent les règles de l'indemnisation), ni l'Etat ne veulent mettre la main à la poche. Seule lueur d'espoir: le sommet social qui les réunira le 15 février, où ce sujet brûlant sera débattu."

 

Par ailleurs, l'article donne un témoignage:

"Marie, 37 ans, mariée, mère de deux enfants en Gironde.

<<A la suite d'un plan social, j'ai été licenciée en 2008. Je touche 1200 euros d'indemnités chômage, mais dans six mois, je n'aurais plus rien.

Mon mari travaille, je ne pourrai donc pas solliciter l'ASS ou le RSA. J'ai peu d'espoir de trouver un poste d'ici là car je cherche un poste d'éditrice, ce qui est rare dans ma région.

Je n'ai pas eu de rendez-vous avec mon conseillé Pôle-emploi depuis un an car il est débordé. Or, nous avons besoin de 2500 euros mensuels pour vivre car nous avons deux filles et nous devons rembourser 1000 euros de crédit immobilier chaque mois.

Les revenus de mon mari, artisan, étant fluctuants, je vais devoir prendre un emploi alimentaire pour boucler mes fins de mois.>>"

 

 

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